Quand ils ont commencé à supprimer des postes, l’indignation a surgi.
Mais nous n’avons pas touché à la Saint-Nicolas.
Quand ils ont continué, la colère est montée.
Mais nous n’avons pas touché à la Saint-Nicolas.
Quand ils ont attaqué la moelle épinière de la collectivité avec les dizaines de suppressions de postes, la colère est restée.
Mais nous n’avons pas touché à la Saint-Nicolas.
Quand ils ont refusé de nous augmenter en 2019, si ce n’est 20€ brut pour les catégories C à la Ville, rien à la Métropole, la colère a augmenté.
Mais nous n’avons pas touché à la Saint-Nicolas.
Quand ils ont mutualisé les services vers la Métropole, les effectifs ont fondu, les conditions de travail se sont encore plus dégradées.
Mais nous n’avons pas touché à la Saint-Nicolas.
Quand on a voulu travailler mais qu’en face ils « n’avaient pas le temps »,
Quand on a demandé une prime et qu’on nous l’a refusée,
la colère s’est encore accentuée et un préavis a été lancé.
Une prime a été donnée, mais le plafond a baissé.
Une augmentation a été proposée : 15€ brut dans 6 mois ou des tickets restos à la Ville, 0,50€ en plus sur les tickets pour la Métropole.
On a été humiliés.
Les 45€ brut proposés par la suite pour la Ville, mais rien pour la Métropole en 2024, ça n’a rien arrangé.
La Saint-Nicolas ne relève pas du fonctionnement normal du service public. C’est de l’événementiel.
La Saint-Nicolas ne repose que sur la volonté des agents d’effectuer des heures supplémentaires.
L’envie de se lever à 2h, 3h, 4h du matin pour rester des heures dans le froid à poser des barrières, assurer le stationnement et la sécurité, conduire des chars nous est passée.
Il ne s’agit pas de « sens des responsabilités », mais de volonté de travailler en plus de notre semaine, de se passer d’un week-end de repos en famille, d’effectuer toujours plus d’heures supplémentaires.
Notre précarité a eu raison de notre envie de défilé.
La Saint-Nicolas ne relève pas du fonctionnement normal du service public. C’est de l’événementiel.
La Saint-Nicolas ne repose que sur la volonté des agents d’effectuer des heures supplémentaires.
L’envie de se lever à 2h, 3h, 4h du matin pour rester des heures dans le froid à poser des barrières, assurer le stationnement et la sécurité, conduire des chars nous est passée.
Il ne s’agit pas de « sens des responsabilités », mais de volonté de travailler en plus de notre semaine, de se passer d’un week-end de repos en famille, d’effectuer toujours plus d’heures supplémentaires.
Notre précarité a eu raison de notre envie de défilé.